Escale à la Grange aux Belles

2017 -

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Escale à La Grange aux Belles propose, depuis 5 ans, des expositions de photoreportage soucieuses du monde contemporain et des enjeux esthétiques de l’image. Elles s’inscrivent dans le sillage de la mission citoyenne d’éducation populaire et d’aide à la jeune création de l’association CRL10, gérante des 4 centres d’animation du 10ème arrondissement.

Cette année, au plus près de l’actualité marquée par la « crise des migrants » et la question des réfugiés, Escale à la Grange aux Belles expose les reportages de huit acteurs prometteurs du photojournalisme français, garants de la qualité de notre information. Tous, sensibles aux bouleversements de nos sociétés, portent un regard personnel sur la question de l’exil, de l’identité, du territoire.

Hugo Aymar, Romain Beurrier et Corentin Fohlen ont suivi pendant plusieurs mois des réfugiés sur le chemin de l’exil (en Europe de l’Est et en France, principalement) tandis que Jan Schmidt-Whitley a suivi des Kurdes de Turquie de retour dans les ruines de leur ville.

Eloïse Bollack, Delphine Blast, Julia Beurq, Anne Leroy et Elliott Verdier, quant à eux, remontent aux sources et mettent en lumière des peuples qui luttent pour l’attachement à leur territoire, leurs traditions, leurs racines, que ce soit en Cisjordanie, en Mongolie, en Roumanie ou en Colombie.

Escale à la Grange aux Belles est un lieu de débats, de rencontres avec tous les publics et d’actions pédagogiques proposées aux établissements scolaires (initiation au regard, apprentissage de la lecture de l’image). Les photographes exposés accompagnent cette démarche en prenant la parole pour expliquer le contexte, les conditions de réalisation, les hors-champs de leur reportage. 

Avec ce cycle complet, Escale à la Grange aux Belles  propose aux publics –non-averti comme professionnel- de prendre le temps de la réflexion.

Infos pratiques :

Du 31 janvier au 10 mars 2017
Vernissage le 2 février
Centre d’animation de la Grange aux Belles, 6 rue Boy Zelenski, Paris 10
01 42 03 40 78

Horaires :
Lundi : 10h – 16h30 / 18h30 – 20h30
Mardi : 11h-16h30 / 19h30-20h30
Mercredi : 10h-14h / 18h-20h
Jeudi : 12h-14h / 16h30-20h30
Vendredi : 11h-16h30 / 18h30-20h
Samedi : 10h-13h30 / 14h30-17h
(Changements d’horaires pendant les vacances scolaires : se renseigner au 01 42 03 40 78)

à propos de l'artiste

Delphine Blast, Le peuple Wayuu, ou la lutte des femmes pour la survie de leurs terres sacrées

Située dans la zone septentrionale de l’Amérique du Sud, à la frontière de la Colombie et du Venezuela, la communauté Wayuu est aujourd’hui une des dernières sociétés matriarcales au monde. Habitant la région semi-désertique de la Guajira, ce peuple amérindien est l’un des rares à ne pas avoir été conquis par les Espagnols et à avoir maintenu une certaine indépendance. La vision du monde des indiens Wayuu est très différente de la vision occidentale. Elle est basée sur un imaginaire collectif, structuré autour du territoire.

Or, depuis plusieurs années, les changements climatiques sont à l’origine de graves pénuries d’eau et menace l’existence de ce peuple,  qui lutte pour préserver son environnement sacré et pour maintenir sa communauté en vie.